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21672 reconduites à la frontière à Mayotte en 2011, 10000 morts ou portés disparus depuis le visa balladur en 1995.

21672 reconduites à la frontière à Mayotte en 2011, 10000 morts ou portés disparus depuisPourquoi c’est important
Mayotte, île de l’archipel comorien est devenu le 101ème département français en 2011. Depuis l’indépendance en 1975 de l’archipel des Comores comprenant 4 îles et le rattachement de Mayotte à la France (géopolitiquement intéressant se trouvant entre autre sur la route de Madagascar et ses grandes ressources), pas moins de 26 résolutions de L’ONU ont condamné régulièrement l’état Français pour l’occupation illégale de Mayotte. Les Comores revendiquent toujours l’appartenance de Mayotte à leur archipel.
Mais encore aujourd’hui, en France, « pays des droits de l’homme », et depuis 1995, date de la création du Visa Balladur, restreignant les déplacements des personnes et des marchandises entre Mayotte et les îles sœurs des Comores, de nombreuses familles sont déchirées par des reconduites à la frontière souvent arbitraires. 21672 en 2011 dont 5389 enfants, laissant 4500 mineurs se débrouiller seuls pour survivre, qui sont contraints entre autre à fouiller les poubelles pour se nourrir ou à se prostituer. Le 16 aout 2012, un bébé de deux mois est mort en camp de rétention, ou les « clandestins » sont entassés dans des conditions d’insalubrité déplorables, ne disposant pas de lits, dormant sur des nattes à même le sol et en violation des droits internationaux de l’enfant pourtant signé par la France (un enfant de 10 ans est enfermé seul, sans parent, puis est rattaché à un adulte expulsable tout juste majeur que l’on feras passer pour son père, pour pouvoir librement l’expulser).
Ne sont pas reconductible à la frontière, – art 34-11- les étrangers mineurs, quel que soit leur âge et qu’ils soient ou non accompagnés de leurs parents ou de leur représentant légal.
Plus de 10 000 personnes qui essaient de rejoindre Mayotte depuis les Comores en kwassa kwassa sont mortes ou disparus en mer depuis ce visa. Il n’est pas rare de voir flotter en 2013 les corps d’hommes, femmes et enfants de tout âge dans le « superbe » lagon de Mayotte. Avant ce visa, ces naufrages n’existaient pas.
Les conséquences de ce visa sont dramatiques pour cet archipel. 40,7 % des habitants de Mayotte, en majorité Comoriens, n’ont pas la nationalité française.Près d’un tiers y sont pourtant nées. La plupart se trouvent en situation irrégulière, incapables de faire valoir leurs droits devant une administration toujours plus pointilleuse, inflexible et arbitraire. En effet, celle-ci use sans complexe des nombreuses dispositions dérogatoires propres à ce territoire qui lui permettent d’arrêter et d’expulser toujours plus de personnes au mépris de leurs droits.Cette situation entraine une précarisation désastreuse, une dangereuse montée du communautarisme et du racisme, une montée de la violence et des répressions policières quotidiennes sous formes de véritables rafles au mépris de la loi ( notamment contrôle au faciès), rappelant des faits historiques plus que sordides.
Nous connaissons tous par ces récits d’histoire, les conséquences de la colonisation, de la « déportation », mais ces problématiques actuelles ne sont hélas pas relayées dans les médias nationaux et internationaux.
Aujourd’hui, Mayotte à choisi de voter oui à la départementalisation (même si ce oui à été acheté, aveuglé, ou intéressé) trompé et ignorant les conséquences et réalités à venir, mais nous devons les aider à passer ce cap de la départementalisation, qui bouleverse leur culture, leur mode de vie, qui rajoute des barbelés à ce mur qui les sépare de leurs îles sœur.
Aujourd’hui, nous, citoyens du monde entier, devons demander tous d’une même voix que ces rafles, ces reconduites à la frontière, ces déchirements de famille, ces 10 000 morts et disparus ne soient plus le quotidien de Mayotte et de son histoire en 2013, afin que la fraternité ait à nouveaux un sens fort.
Nous, citoyens du monde entier, devons nous lever en mémoire de sombres faits historiques pour dire non au colonialisme passé, présent et à venir, non à la violation des droits de l’homme, non au profit et intérêts au mépris de l’individu, oui à la libre circulation des peuples sur un territoire, oui au respect de l’être humain.
Malgré 26 résolutions de l’O.N.U, la France continu en toute impunité et au mépris de ces condamnations à violer le statut 7d de la cour pénale internationale qui qualifie de crime contre l’humanité tout déplacement forcé de population à l’intérieur d’un même territoire. Les morts continuent eux aussi de flotter sur les 70km qui séparent Anjouan de Mayotte. Le peuple est une force, dressons nous face à ce mépris.

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