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Alerte. Violences inter-ethniques en Guinée: plus de 50 corps identifiés (médecin)

carte de la GuinéeCinquante-quatre corps identifiés » ont été dénombrés à l’hôpital central de N’Zérékoré, grande ville du sud-est de la Guinée qui a été le théâtre pendant deux jours de violences inter-ethniques

Plus de cinquante personnes dont les corps ont été identifiés ont été tuées en deux jours de violences inter-ethniques dans le sud-est de la Guinée, a affirmé mercredi à l’AFP un médecin, ajoutant que d’autres morts se trouvaient à la morgue d’un hopital d’une grande ville de la région.

« Nous avons comptabilisé 54 corps identifiés » à l’hôpital central de N’Zérékoré, a dit le médecin, ajoutant que les cadavres étaient en train d’être restitués aux communautés des Guerzé et Konianké qui se sont affrontées de dimanche soir à mardi.

Le bilan est plus lourd « parce qu’il y a des corps non identifiés à la morgue », dont certains « n’ont pas de tête » tandis que d’autres sont sans papiers d’identité, a-t-il dit.

« Pour les 54 corps identifiés, nous nous sommes basés sur les papiers d’identité, ça nous a beaucoup aidés », a-t-il ajouté.

Mardi, le porte-parole du gouvernement guinéen, le ministre Albert Damantang Camara, avait fait état à l’AFP d’au moins 16 morts et 80 blessés dans les affrontrements.

Il avait évoqué une « situation en voie de normalisation » à la faveur d’un déploiement de forces de l’ordre en masse à N’Zérékoré.

Les violences avaient éclaté dans la nuit du 14 au 15 juillet à Koulé (environ 40 km au nord de N’Zérékoré) où trois jeunes Konianké avaient été battus et torturés par des gardiens d’une station-service qui les avaient pris pour des voleurs.

Deux d’entre eux sont morts quelques heures plus tard des suites de leurs blessures, donnant lieu à une spirale de représailles entre Konianké et Guerzé, selon une source policière.

Les violences se sont ensuite étendues à N’Zérékoré et à Beyla, à une centaine de kilomètres au nord de N’Zérékoré, près de la frontière ivoirienne, selon des témoins et le porte-parole du gouvernement.

Dans une déclaration à la Nation mardi, le président guinéen Alpha Condé avait exhorté les populations au calme et affirmé que « toutes les dispositions » avaient été prises « pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens ».

En dépit de l’explosion de violences, M. Condé a quitté Conakry mercredi matin pour Abuja où se tient le 43e sommet ordinaire des dirigeants ouest-africains prévu jusqu’à jeudi, a annoncé la présidence.

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