« La réussite ne dépend pas du statut social: Dans le cadre de la mise en place de L’ONG Suisse « ENFANCE SENEGALAISE » au Sénégal, nous nous sommes entretenus avec Monsieur Malick GUEYE le Président de L’ONG. | Réseau International Diaspora En Ligne
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« La réussite ne dépend pas du statut social: Dans le cadre de la mise en place de L’ONG Suisse « ENFANCE SENEGALAISE » au Sénégal, nous nous sommes entretenus avec Monsieur Malick GUEYE le Président de L’ONG.

Malick-Babou-GuèyeInterview réalisée par Monsieur Karime Mbaye

Source : www.diasporaenligne.net

Bonjour Monsieur GUEYE, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, je m’appelle Malick GUEYE. Président de l’ONG « Enfance Sénégalaise » qui une Organisation Non Gouvernementale. J’ai un peu plus de 60 ans, je suis Sénégalais malgré que je suis parti de mon pays d’origine depuis 1963, et c’est long.

Monsieur Malick GUEYE, pouvez-vous nous résumé un peu votre parcours scolaire ici au Sénégal

Mon parcours scolaire ressemble, je pense, à celui de beaucoup de jeunes. J’ai d’abord obtenu  mon Certificat d`études élémentaires et ayant un grand talent dans la musique, Malick Guèye J’avais eu à décrocher quatre radios crochets à cette époque, et devenu aussitôt populaire à Dakar.

Comme je m’intéressais aussi à l’Art, je me suis orienté vers le septième Art sous l’influence de mon ami et frère FEU DJIBRIL DIOP MAME BETTY qui voulait absolument faire de moi un vrai acteur de cinéma comme son idole Iba Guèye fils du premier président de l’Assemblée nationale du Sénégal. Etant figurant déjà dans le film LIBERTE 1, j’avais décidé d’entamer une carrière artistique en s’inscrivant pour des études poussées au théâtre du palais où j’ai fait la rencontre du talentueux MAURICE SONAR SENGHOR qui fut le Directeur Général, de FEU ABDOULAYE DIOP LE DIRECTEUR ARTISTIQUE et dramatique, et enfin de Douta SECK comme professeur de danse qui le dévoila aux yeux du public et me rebaptise BARYTON.

Comment vous est venue l’idée de monter l’association ONG  « Enfance Sénégalaise » ?

L’idée de créer cette ONG à vue le jour il y « a bien longtemps » environ 5 ou 6 ans, mais elle n’était à l’époque qu’un projet. On a pris le temps de laisser murir cette idée et d’attendre d’être en mesure de pouvoir mettre en œuvre cette volonté d’aider à notre échelle l’Afrique notre continent d’origine, car bien qu’étant Sénégalais on n’oublie pas d’où l’on vient. On sait qu’il y’a beaucoup d’inégalités. On ne pourra pas changer le monde, mais si nous pouvons contribuer au développement avec nos principes et valeurs morales on se donnera tous les moyens pour y arriver.

Décrivez “Enfance Sénégalaise” en 3 mots ?

Si je devais décrire “Enfance Sénégalaise” en 3 mots je dirais :

—Solidarité
—Unité
— Humilité

Pourquoi devrait-on supporter ““Enfance Sénégalaise” ” ? Qu’est-ce vous distingue des autres associations notamment ?

Nous sommes tout simplement des Expatriés Africains qui essayons d’aider leurs prochains sans prétention. Je pense que ce qui nous distingue des autres, c’est notre diversité tant au niveau de nos origines que de nos personnalités ou même de nos parcours respectifs, mais tous habités par une seule et même vision du développement du continent africain, mais on n’est pas idéalistes nous sommes conscients des réalités et des enjeux sur le terrain, nous voulons juste contribuer à notre “ niveau”.

Vous essayez de faire en sorte que “la jeunesse de la diaspora s’intéresse au continent” comment comptez-vous faire cela ?

Pour cela nous avons des solutions très simples comme les évènements majeurs type de rencontres, à savoir qu’elles ont des cours sur le pays et l’Afrique. Pour les autres personnes par le biais de tournois sportifs regroupant plusieurs nations ou de séminaires qui seront organisés pour donner l’envie à nos frères et sœurs d’en apprendre plus sur leur culture on est là pour donner envie, pas pour être des moralisateurs. Nous comptons organiser différents évènements rassembleurs qui resteront toujours dans le même thème “d’unité africaine” on passera beaucoup par des loisirs, divertissements pour les attirer vers l’Afrique.

Il est dit que l’Afrique est en croissance, est-il temps pour la diaspora de rentrer ?

Étant Sénégalais, et ayant grandi en Europe que nous le voulions ou non nous possédons une double vision sur le développent de l’Afrique. À ce jour, “rentrer au pays” ne serait pas si facile que ça. Il nous faudrait un projet solide ainsi qu’un équilibre et une assurance financiers. Mais cette idée n’est pas exclue à long terme, c’est pour cela que notre ONG “Enfance Sénégalaise”  compte travailler sur un projet de création de la Maison de l’Enfance Africaine au Sénégal, puis s’étendre dans de la CEDEAO. D’ailleurs nous sommes en attente d’un agrément des Autorités Sénégalaises pour cela.

Monsieur Malick GUEYE, compte tenu de votre projet d’installer votre « ONG », au Sénégal pour participer au développement, avez-vous un message à lancer aux autres Africains  de la Diaspora ?

J’ai décidé de faire de ce projet un événement justement pour nous faire connaitre et de marquer le coup. Pour cela nous avons utilisé nos relations dans ce pays, ou nous sommes biens écoutées par les autorités du pays, ainsi que tous les différents corps de métiers que nous connaissons. Comme vous le savez l’immigration est un véritable moteur de développement qui, aujourd’hui remet en cause tous les schémas de transmissions verticales des pouvoirs et des savoirs je l’ai dit précédemment nous comptons développer plusieurs projets en Afrique, et dans la sous-région (Pays membres de la CEDAO).

Merci pour l’entrevue et bonne continuation.

Je vous remercie de m’avoir accordé de votre temps au nom de l’Association “Enfance Sénégalaise”.

Rappel

Malick Babou Guèye, un Sénégalais établi en Suisse fonde l’ONG  » L’enfance sénégalaise « 

Quelle belle histoire que celle de ce Sénégalais, établi en Suisse depuis quarante (40) ans ! Malick Babou Guèye, puisque c’est de lui qu’il s’agit, touché par les efforts et l’engagement de la Première dame, Mme Marième Faye Sall, selon ses propres termes, a décidé de s’engager, lui aussi, pour la cause de l’enfant sénégalais. Aussi, il a décidé de mettre en place une ONG,  » L’enfance sénégalaise « , en Suisse.

Ayant quitté son pays depuis 1963, Malick Babou Guèye se souvient qu’il a été talibé (apprenant coranique) et qu’il a eu à mendier pour avoir sa subsistance. Il martèle pour que nul n’en ignore, qu’être talibé n’est pas, loin de là, un obstacle à la réussite sociale. Malick Babou Guèye, qui parle et écrit pas moins de huit (8) langues, jouit actuellement d’un statut social fort envié au pays helvète. Il compte, avec son ONG, mettre à profit ses relations en Suisse, en particulier, et en Europe, en général, pour aider l’enfance sénégalaise, particulièrement les enfants démunis, handicapés, mendiants. car, comme il le dit,  » la réussite ne dépend pas du statut social et ces enfants peuvent, un jour, grandement contribuer au développement de notre nation «. Comme il compte le faire lui-même, en bon patriote.

 

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