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L’Italie est-elle en train de replonger dans le fascisme?

Phénomène marginal surmédiatisé ou réelle radicalisation des idées? Depuis plusieurs mois, les journaux italiens se déchirent sur l’importance à accorder à cette résurgence de manifestations, de violences voire de comportements « fascisants » à travers le pays, commente Le Courrier international. Exemples révélateurs En juillet dernier, une plage privée « fasciste » de Vénétie défrayait la chronique pour son radicalisme: le propriétaire des lieux assumait pleinement son attachement aux idées de Benito Mussolini.

Le 4 novembre, à Rome, un millier de personnes participaient à la commémoration de la prise de pouvoir du « Duce »: salut fasciste, slogans hostiles aux migrants, les militants de « Forza Nuova » (FN) défilaient en nombre dans les rues de la capitale. Le 28 novembre, à Côme (Lombardie, nord), un groupe de skinheads faisait irruption dans une organisation de soutien aux migrants. Quelques jours plus tard, le 6 décembre, « Forza Nuova » organisait une nouvelle action devant les rédactions des journaux « La Repubblica » et « L’Espresso » pour leur discours pro-immigration.

La presse divisée

La presse est divisée sur la question. À gauche, la ligne éditoriale a tendance à dénoncer ces dérives avec gravité. À droite, elle tente de relativiser et accuse certains médias de donner trop d’importance à ces faits marginaux. Pour Il Foglio (droite), des journaux agitent trop vite le spectre du fascisme. Selon, Il Tempo (droite), les titres de gauche tombent « dans le ridicule, à force de dénoncer le retour du Duce ». « Absence d’idées » Il Messaggero, lui, se veut plus fataliste et critique une campagne électorale marquée par « l’absence d’idées ».

Personne n’évoque en effet le « chômage des jeunes, l’enseignement, l’Europe » mais des voix s’élèvent pour dénoncer le retour du fascisme et pointer du doigt les « méfaits » de l’immigration. « La peur et les fantasmes idéologiques » « Face à la gravité de la crise économique et sociale que connaît toujours l’Italie, aucun parti ne semble avoir de recette ni de solution rationnelle à proposer (…)

Pour mobiliser, il ne reste que les peurs et les fantasmes idéologiques que l’on parvient à susciter dans son électorat. Les uns en appellent à l’esprit antifasciste militant, les autres agitent l’épouvantail d’une immigration hors de contrôle », conclut le quotidien romain.

Auteur: 7sur7.be – 7sur7.be

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