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MIGRATIONS : 2072 DÉCÈS EN SEULEMENT 6 MOIS

Selon un rapport de l’organisation Amnesty International, l’année 2017 serait « l’année la plus meurtrière » des migrants africains vers l’Europe. En effet, un rapport publié le 6 juillet dernier, mettait en cause la responsabilité des pays de l’UE, dont les ministres de l’intérieur se réunissaient ce jour (le 6 juillet 2017), en vue de répondre au « SOS » lancé par l’Italie.

La traversée de la Méditerranée pour les migrants qui tentent de rejoindre les côtes italiennes au départ de la Libye, a atteint des proportions en terme de décès jamais encore atteintes, met ainsi en garde le rapport d’Amnesty International. Le document s’appuie sur des données de l’OIM (Organisation Internationale pour les migrations), qui recense plus de 2 000 décès (2 072 exactement) de migrants sur plus de 75 000 qui ont tenté la traversée « de la mort », et ce, pendant les six premiers mois de l’année. Amnesty International calcule ainsi, un taux de décès de 2,7%, soit trois fois plus qu’en 2015, pour un nombre de migrants similaire. Pourquoi ce taux aussi élevé ?

Amnesty International désigne les coupables

Pour tenter de répondre à cette question, en parcourant le rapport de l’organisation, on peut lire les critiques faites sur l’action des pays de l’UE. Les ministres de l’intérieur réunis pour répondre à l’appel lancé par l’Italie, submergée par les arrivées de plus en plus nombreuses des migrants sur ses côtes, se sont vus accuser par Amnesty International d’être en partie responsables de l’explosion du nombre de morts depuis 2015 :
« Les Etats européens tournent progressivement le dos à une stratégie de recherche et de secours qui réduisait la mortalité en mer.»

Se penchant sur le cas spécifique libyen, l’organisation fustige également la politique d’aide à la Libye pour traquer les réseaux de passeurs et contenir les migrants sur les côtes du pays. Elle accuse également les garde-côtes libyens d’exactions : « Les interpellations par ces derniers mettent bien souvent en péril les réfugiés ». Elle précise dans son rapport, que les techniques d’intervention employées « ne respectent pas les protocoles élémentaires de sécurité et peuvent engendrer des mouvements de panique et provoquer des chavirements catastrophiques ». Ajouté à cela, certains garde-côtes sont même soupçonnés d’être de connivence avec les passeurs, et seraient mêmes coupables de torture et de meurtres de certains réfugiés. Un rapport daté de juin, des Nations Unies démontrait que certains « coups de feu tirés en direction des embarcations étaient à l’origine de plusieurs naufrages et décès« .

Que disent les Etats africains ?

On serait tenté de dire « rien », tant les principaux protagonistes cités sont les Etats européens. Le constat qui peut se faire aujourd’hui c’est que, les dirigeants africains ne semblent pas avoir les ressources nécessaires pour mettre fin à ce problème. On attend toujours l’aide de l’Union Européenne, et on peine à trouver des solutions efficaces au niveau local, quand bien même, le problème nous concerne à 200%.

Toujours selon le rapport d’Amnesty International, les exilés secourus par les garde-côtes libyens sont « renvoyés en Libye, où ils sont régulièrement placés en détention et torturés, et où il n’existe ni droit d’asile ni système d’asile. » Des agissements à condamner. Les pays africains dans lesquels, la famine sévit, où la guerre et autres conflits armés sont monnaie courante, sont les plus exposés aux fortes migrations. Un problème de plus, que les africains eux-mêmes peinent à résoudre. La seule option, sera de se tourner vers l’Europe, qui considèrera toujours le continent africain, comme un continent « problème ».

Auteur: Diasporaenligne.net

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