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Pour effectuer leur “Alya”, des femmes noires éthiopiennes sont contraintes de prendre un contraceptif longue durée

Le racisme exacerbé des Israéliens ne se limite pas aux exactions commises contre le peuple Palestinien, il est un véritable fléau bien ancré dans les gènes du sionisme.
Etre juif signifie qu’il faut être avant tout blanc et à ce titre, nombre d’Israéliens estiment que le sang des juifs d’origine africaine est “impur”. Qu’il est souillé par toutes sortes d’infections dont le SIDA selon une directive du ministère de la Santé.

Autrement dit, un juif blanc transfusé avec le sang d’un juif noir d’Ethiopie risque sa santé. Le scandale en décembre 2013 de la députée israélienne, Pnina Tampano-Shata, d’origine éthiopienne avait fait la Une de la presse. Lors d’un don de sang organisé par l’organisation caritative israélienne Magen David Adom, Société nationale de la Croix Rouge, la députée de couleur noire s’est vu refuser son sang à cause de la couleur de sa peau. Les médias rapportent même que les autorités sanitaires se sont débarrassées du sang provenant de la communauté noire.
Un racisme odieux qui n’est que le reflet de la politique ségrégationniste instaurée par le gouvernement sioniste israélien.
Les anciennes victimes de l’aliénation nazi et sa théorie de la race aryenne se substituent à leurs bourreaux et appliquent les mêmes méthodes impitoyables. Pourtant les Africains et le peuple juif ont des points communs, ils ont été réduits en esclavage pour les uns et déportés dans des camps de concentration pour les autres.

Un détail dont l’ignominie sioniste ne s’embarrasse pas. Lors de l’Alya des juifs d’Ethiopie, les Falashas vers l’Etat sioniste, les femmes éthiopiennes ont été soumises à un traitement pour le moins étonnant. Le scandale a éclaté après la diffusion à la télévision israélienne d’un documentaire dans l’émission d’éducation Vaccum.
On y apprend qu’avant leur départ vers la « terre promise », des éthiopiennes ont subi des injections du depo provera, un contraceptif de longue durée. Une condition sine qua non à leur migration vers l’Etat sioniste.

Selon plusieurs témoignages, les injections ont eu lieu dans des camps de transit en Ethiopie. Certaines ont pensé à tort qu’il s’agissait d’un vaccin, ce que d’ailleurs leur ont fait croire les associations, elles n’avaient dès lors d’autres alternatives que de se soumettre contre leur gré à cette contraception forcée aux effets secondaires désastreux (dépression et ostéoporose).
Pour les organisations israéliennes de défense des droits de l’homme, le rapport prouve que le gouvernement était au courant de l’existence de ces traitements inhumains.
«  Le Depo-Provera a été donné principalement aux femmes éthiopiennes alors qu’il est très peu utilisé dans l’Etat sioniste. Et nous savons que le Depo-Provera est un moyen qui permet un contrôle total de la fertilité. On a dit à ces femmes qu’il était préférable qu’elles n’aient pas d’enfants, à d’autres on a dit que c’était un vaccin et surtout on ne leur a proposé aucune autre alternative. Tout cela montre, qu’on voulait que ces femmes prennent ce contraceptif, c’est tout. Le “système” a lui- même décidé de l’avenir de ces Ethiopiennes plutôt que de se préoccuper de ce qui était mieux pour elles  » ; a déclaré Hedva Eyal l’auteur du rapport sur le depo provera.

Désireux de peupler eu plus vite les terres spoliées aux Palestiniens, le gouvernement israélien ne s’est pas préoccupé de savoir si finalement les Ethiopiens étaient les bienvenues. Aujourd’hui cette communauté vit dans la précarité totale ayant peu ou pas accès à l’éducation.
Les incidents qui ont émaillé l’année 2012 n’ont eu de cesse de s’intensifier, les éthiopiens qualifiés de citoyens de seconde zone sont rejetés par l’ensemble de la population israélienne.
Discrimination à l’embauche et au logement, les Falashas regrettent probablement d’avoir un jour quitté leur pays pour une « terre promise » où la seule promesse tenue est la misère qu’ils pensaient avoir laissé derrière eux.

alnas.fr – diasporaenligne.net

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